Omicron : les chercheurs ont observé une trentaine de mutations du variant

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Tulio De Oliveira, le scientifique sud-africain qui a alerté l’Organisation mondiale de la Santé (l’OMS) de l’existence du variant Omicron

Le chercheur à l’origine de la découverte d’Omicron émet l’hypothèse d’une transition du virus dans le corps d’une personne non-vaccinée et séropositive au VIH

Tulio De Oliveira, le scientifique sud-africain qui a alerté l’Organisation mondiale de la Santé (l’OMS) de l’existence du variant Omicron, a émis l’hypothèse que le virus pourrait avoir muté après avoir infecté une personne séropositive non-vaccinée.

Le chercheur, qui étudie depuis des mois le virus SARS-CoV-2 et ses différentes mutations, avait concentré ses recherches – publiées au mois de juin – sur le cas d’une patiente atteinte du VIH. Bien qu’elle n’ait jamais été gravement malade, cette personne a été hospitalisée et les scientifiques ont pu étudier son cas.

Positive pendant 216 jours

Cette Sud-africaine, séropositive au VIH et non vaccinée, a été testée positive à la Covid pendant 216 jours ! Fait encore plus surprenant : lorsque ses médicaments antirétroviraux ont été remplacés environ six mois après, cette patiente a non seulement guéri de son infection à la Covid mais aussi maîtrisé son VIH en quelques semaines.

Comme le rapporte le Los Angeles Times, les chercheurs travaillant avec Tulio De Oliveira ont détecté 13 mutations uniques du virus à partir des échantillons de sang prélevés sur la patiente lorsque celle-ci a été testée positive à la Covid.

Un variant, de nombreuses mutations

D’autres journaux ont par la suite précisé que les échantillons analysés ont révélé une trentaine de mutations génétiques, dont certaines mutations pouvaient bloquer l’efficacité des vaccins.

Tenant compte d’un faisceau d’indices, comme le fait que le variant Omicron présente un certain nombre de mutations et qu’il ait été identifié en Afrique du Sud, pays dans lequel un grand pourcentage de la population de jeunes n’est pas vaccinée et a le VIH, Tulio De Oliveira est convaincu que le variant Omicron est certainement apparu après avoir traversé le corps d’une personne séropositive non vaccinée.

Pour le chercheur, le schéma de mutations est similaire : les personnes séropositives ou atteintes du Sida, donc immunodéprimées sont les hôtes de mutations et de variantes parce que le virus peut survivre plus longtemps dans leur corps du fait de leur manque d’immunité.

Lorsqu’il démontrait, au mois de juin, qu’une personne séropositive pouvait faire « muter » plus facilement le virus SARS-CoV-2, le scientifique avait déclaré que cette découverte était une occasion pour « contrôler l’épidémie de VIH ». Il estime qu’il s’agira surtout d’étudier le fonctionnement des deux virus quand ils sont confrontés l’un à l’autre.

L’espoir pour Tulio De Oliveira serait, à terme, et dans un avenir proche, de pouvoir combattre l’un et l’autre…


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