Jemma Nunu Kumba, la première femme à présider le parlement du Sud-Soudan

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Jemma Nunu Kumba, nouvelle présidente de l’assemblée, sera chargée de la mise en oeuvre de l’accord de paix au Sud-Soudan, le plus jeune Etat du monde.

Jemma Nunu Kumba, la secrétaire générale sortante du parti au pouvoir – le Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM) – deviendra la première femme à présider le parlement du Sud-Soudan. Elle sera chargée de la mise en œuvre de l’accord de paix. Le président Salva Kiir, qui est également président du SPLM, a annoncé vendredi après-midi que Mme Kumba avait été nommée à la tête d’un parlement nouvellement « reconstitué ».

« Jemma (Nunu Kumba) sera la prochaine présidente du Parlement », a déclaré Salva Kiir lors d’une assemblée générale du parti dans la capitale Juba. L’annonce a suscité des applaudissements et des acclamations de la part de l’assistance.

Kiir a appelé la nouvelle présidente et les membres du SPLM à se concentrer sur la mise en œuvre de l’accord de paix, dont de nombreux aspects doivent encore être mis en œuvre. « Cela ne va pas être facile. L’exercice actuel de la politique appelle à la diligence de tous, appelle à des objectifs communs », a déclaré Mme Kumba après sa nomination. Elle aura à présider une assemblée dont près de 40 % des membres sont d’anciens membres du parti rebelle de M. Machar, le SPLM-IO. Le vice-président, qui n’a pas encore été nommé, sera également issu de ce parti.

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Née en 1966, Mme Kumba a rejoint les rebelles du SPLM au début des années 1990, lors de la guerre civile contre Khartoum. Elle est ensuite devenue un membre actif du parti et a participé aux négociations de paix entre le SPLM et le gouvernement soudanais, alors dirigé par Omar al-Bashir. Après l’indépendance en 2011, Mme Kumba a occupé plusieurs postes officiels, notamment celui de gouverneur de l’État d’Équatoria occidental (sud-ouest).

Pénuries alimentaires

Fin 2013, le pays a plongé dans une guerre civile entre Kiir et Riek Machar, qui a fait plus de 380 000 morts et quatre millions de déplacés en cinq ans. Le Sud-Soudan est ainsi devenu le plus jeune pays du monde puisqu’il a obtenu son indépendance il y a dix ans seulement.

En vertu d’un accord de paix signé en 2018 entre Kiir et Machar, désormais président et vice-président d’un gouvernement d’union nationale, le Parlement a été dissous puis « reconstitué » en mai dernier, passant de 400 à 550 législateurs. Parmi eux, 332 ont été nommés par Kiir, 128 par Machar, et 90 par les autres partis signataires. « Vous devez être des ambassadeurs de la paix », leur a dit le président Salva Kiir.

Outre les défis politiques et économiques, le pays est actuellement confronté à grave crise alimentaire. Selon le Programme alimentaire mondial (PAM) environ 60 % de la population est affecté par les pénuries alimentaires,.


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