Johnson & Johnson: les autorités sanitaires indiennes ordonnent l’arrêt de production de la poudre pour bébé

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L’attaché de presse du ministre Husnoo prend la poudre d’escampette!

Le contrôleur général des drogues de l’Inde (Drugs Controller General of India – DCGI) a ordonné à Johnson & Johnson (J&J) de ne pas utiliser de la matière première de talc de son usine de Mulund à Mumbai et Baddi unité dans Himachal Pradesh pour n’importe quelle production jusqu’à nouvel ordre. A Maurice, nous attendons toujours la réaction du ministère de la Santé. Vendredi, l’attaché de presse du ministre a commencé par jouer le malentendant avant de passer aux abonnés absents…

Sur les directives de l’Organisation centrale de contrôle des drogues (CDSCO), les inspecteurs de drogue ont recueilli des échantillons de poudre pour bébé des deux usines de J&J mercredi, suite aux rapports suggérant que le produit pourrait contenir de l’amiante et serait potentiellement cancérigène.
 
L’entreprise est confrontée à des questions du régulateur de drogue dans le cadre des allégations que sa poudre de bébé contiendrait de l’amiante. Au cours de leur enquête qui a débuté mercredi, les inspecteurs du DCGI ont constaté que la société testait la matière première en contravention de la loi sur les drogues et les cosmétiques.
 
« En vertu de la loi, il est obligatoire de tester chaque lot de la matière première. Cependant, les inspecteurs de drogue ont constaté que J&J testait aléatoirement sa matière première », selon un fonctionnaire du ministère indien de la Santé  cité par ET Healthworld, le supplément Santé de Economic Times. Le formulaire 15 a ainsi été émis à l’encontre de J&J, ce qui signifie qu’ils ne peuvent pas disposer des stocks de matières premières utilisées pour le talc et ne peuvent donc pas fabriquer leur talc jusqu’à nouvel ordre. Ainsi, la société ne peut pour l’instant exploiter environ 200 tonnes de matières premières à son usine de Mulund.
 
J&J propose une gamme d’articles de toilette pour les tout-petits qui comprend shampooing, lotion pour bébé, savon pour bébé et huile pour bébé. ET Healthworld cite un autre haut fonctionnaire du ministère de la Santé: « Tous les autres produits pour bébés seront également testés pour leurs ingrédients et conservateurs. Les inspecteurs de la drogue ont été informés de commencer à prélever les échantillons à la fois de ses sites de fabrication et sur les marchés dans toute l’Inde».
 
En juillet dernier, le régulateur de drogue de l’Inde a demandé à la filiale indienne de J&J de révéler la composition de son talc à la suite d’un rapport selon lequel un patient américain a été condamné à payer $4,7 milliards à 22 femmes, qui prétendaient que l’amiante dans son talc leur avait causé un cancer de l’ovaire. Dans un courriel du 19 juillet, l’Organisation centrale de contrôle des drogues a demandé à l’entreprise de partager la composition de sa poudre vendue en Inde et aux États-Unis.
 
A Maurice, contacté vendredi après un mail envoyé la veille, Jameel Yeadally, l’attaché de presse du ministre de la Santé, a trouvé soudainement que la communication était mauvaise dès que nous avons fini de décliner notre identité et la raison de notre appel. Nous invitant à attendre, l’individu a raccroché et n’a plus répondu à son portable ni à sa ligne directe. Le service de pharmacovigilance a, toutefois, répondu à notre sollicitation, nous orientant vers un département qui serait directement concerné par la présence d’éléments chimiques dangereux dans les divers produits. Nous attendons leur réaction. Et celle du ministre Anwar Husnoo, qui n’a que trop tardé ! 


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